Affichage des articles dont le libellé est Inde. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Inde. Afficher tous les articles

24 août 2006


Mysore (sud-ouest Inde) - arrivee le 09/06/06

Pas beaucoup de choses dire de notre deuxieme etape a Mysore, sauf que cette fois nous avons pris le temps de visiter le somptueux palais royal et de nous ballader un peu plus dans la ville. Le dernier soir nous nous prenons une bonne cuite a la Kingfisher strong, sur une superbe terrasse surplombant une place tres animee, et tentons de profiter un maximum de la vie frenetique qui anime les villes indiennes avant la fin de notre sejour en Inde.
Sur le chemin du retour a l'hotel, nous essayons la chique au betel (que je trouve moins bonne que celle de birmanie, c'est pour dire..., j'avais l'impression de macher de la mousse a raser) et achetons un disque dont j'avais vu dans le journal qu'il provoquait a l'ecoute des cas de folie chez certaines personnes sensibles (qui doivent vraiment etre tres sensibles parce que je n'ai pas vu de difference fondamentale avec les productions commerciales les plus courantes...).
Avec le recul, je crois que cette marche de vingt minutes dans un etat d'ebriete avance au milieu de ce capharnaum geant a ete un des meilleurs moments que j'ai pu passer en Inde et que c'est cette profusion de bruit, d'activite et de vie qui en fait un pays si particulier et qui m'aura en tous cas le plus marque.
De Mysore, train jusqu'a Bengalore, puis avion pour Bombay, direction Paris pour Raph, Johannesburg pour moi, en esperant ne pas faire une betise de quitter ce pays qui pourrait meriter six mois de voyage a lui seul, mais trop curieux pour rentrer chez moi sans avoir vu l'Afrique...

19 août 2006

Mudumalai / Bandipur (sud-ouest Inde) - arrivee le 07/06/06

C'est seulement en arrivant a la frontiere separant l'etat du Karnataka de celui du Tamil Nadu que nous comprenons quelle est la difference entre le parc national de Bandipur et celui de Mudumalai : il s'agit en fait d'un seul et meme parc, qui porte simplement un nom different d'un cote et de l'autre de la frontiere. Nous avions beaucoup hesite car on nous avait recommande d'aller au Mudumalai, mais en arivant a Mysore (Karnataka), les seules informations que nous avons pu recolter concernaient Bandipur... Nous avons finalement opte pour Mudumalai, sans avoir vraiment d'idee de ce a quoi nous devions nous attendre, mais impatients de se retrouver au contact de la nature et des animaux.
A peine arrives, nous trouvons un guide avec lequel nous nous mettons d'accord, et prenons rendez-vous pour tot le lendemain matin. En attendant, nous profitons du cadre magnifique de la guesthouse dans lequel nous logeons : les chambres donnent directement sur la riviere traversant le parc, nous sommes entoures de singes, oiseaux et autres evoluant dans leur milieu naturel. Je decide de profiter du calme ambiant pour faire un petite sieste, et ne juge pas utile de fermer la porte de la chambre malgre la presence de nombreux singes alentours. Je prends quand meme la precaution de fermer hermetiquement un sac rempli de patisseries et de le placer a l'autre bout de la chambre, en me disant que les singes n'oseraient surement pas entrer et passer juste a cote de moi pour aller piquer les gateaux. Je suis bientot reveille par un bruit de sac plastique qu'on est en train de trifouiller, et j'ai la surprise en ouvrant les yeux de voir qu'un singe se tient juste a cote de moi en train de me surveiller, pendant que l'autre est dehors en train de vider le sac ! Ils decampent en courant face aux insultes que je ne manque pas de leur crier, mais en ayant tout de meme siffle toutes les patisseries achetees a Mysore. Ca m'apprendra a les sous-estimer.
Le lendemain matin, depart pour une ascension plutot physique, qui faute de nous permettre de voir beaucoup d'animaux, se deroule dans un cadre magnifique aux paysages varies. Apres avoir progresse dans une foret assez dense, nous debouchons sur une vallee decoupee en parcelles de cultures se declinant dans tous les tons de vert, au centre de laquelle se trouve un superbe village dont toutes les maisons ont les murs d'un blanc eclatant, les volet et portes etant quant a eux peints de couleurs vives. Je m'etonne de voir qu'un village aussi isole puisse etre aussi bien entretenu, et le guide m'explique que tout le village est repeint chaque annee l'occasion d'une fete traditionnelle, ce qui ne diminue en rien mon etonnement... Apres avoir gravi le sommet de la montagne qui nous offrira une vue magnifique sur le parc national, nous redescendons et faisons une halte bien meritee dans une cantine traditionnelle, ou je serai impressione par les precautions d'hygiene utilisees (surtout en comparaison avec des endroits equivalents en Birmanie...), comme par exemple le fait d'utiliser de l'eau bouillante pour rincer les verres et les tasses.
Le lendemain matin nous voila repartis pour une marche sur du plat cette fois-ci, a la recherche d'animaux que nous finirons par ne pas trouver, mis a part un face a face impresionnant avec un bison au regard pas comode qui nous a fixe pendant une bonne minute avant de deguerpir. Malgre le ruisseau nous separant de lui, je dois avouer que je me sentais plutot vulnerable face a une bete de cette masse dont je n'ai aucune idee du comportement potentiel...
C'est finalement en voiture sur le chemin du retour puis en bus (la route traverse le parc) que nous aurons la chance de voir des elephants, mais le moment n'a pas ete vraiment magique pour moi, le contexte de la route et des voitures passant a quelques metres gachant un peu le cote vie sauvage.
Hampi (centre-ouest Inde) - arrivee le 02/06/06

Magnifique ! L'endroit est superbe, imaginez une vallee a la vegetation luxuriante, peuplee de rochers enormes dont les rondeurs ne font qu'amplifier l'harmonie que degage l'ensemble, et traversee par une riviere dont l'eau cristaline reflete le soleil au point de vous eblouir. Ajoutez a cela un village dont la moitie des habitations est en fait constituee de temples vieux de plusieurs milliers d'annees, domine par une une tour tout droit sortie d'un reve, puis encore quelques centaines de temples plus ou moins caches aux alentours, des singes appartenant a deux especes differentes se baladant un peu partout, le tout degageant une ambiance vraiment mystique, et vous aurez l'impression fabuleuse d'etre au milieu du decor d'un film du style "Les jardins d'Eden". L'effet est renforce par le fait que nous sommes hors saison touristique (et que meme en saison le tourisme semble n'etre encore pas trop envahissant), ce qui permet vraiment de s'imaginer decouvrir un univers encore inconu.Nous passerons donc cinq jours ici, en dehors du temps, a jouer les explorateurs en crapahutant dans les temples, a parresser sur des terrasses au bord de la riviere en siroptant un bangh lassi pour mieux s'impregner de l'atmosphere, a sympathiser avec un petit mendiant handicape ou avec le patron adorable d'un restaurant, a ecouter en boucle les "ohm shiva ohm shiva" d'un disque achete a Calcutta, ou encore a dire bonjour et serrer des mains aux nombreux pelerins indiens peu habitues a rencontrer des etrangers.Cerise sur le gateau, le climat etait parfait, la temperature a peu pres constante d'une vingtaine de degres, quelques petites pluies seulement, juste ce qu'il faut de nuages pour mettre en valeur les apparitions du soleil et nous faire apprecier sa presence.
Bref, que du bohneur !

18 août 2006


Goa (ouest Inde) - arrivee le 30/05/06

Durant le long trajet en train, nous sympathisons un peu avec une charmante famille (qui partagera avec nous son repas de midi) et nous prenons surtout conscience de l'ampleur de la mousson : il pleut des trombes d'eau sans discontinuer, et nous commencons a nous poser serieusement des questions quant au deroulement de notre sejour en Inde.... Arrives a la gare de goa, nous prenons la dure decision d'acheter un billet pour le lendemain matin, pour etre certains de ne pas perdre trop de temps bloques dans un endroit comme Goa sous la pluie (la plage sous la pluie rien de tel pour deprimer), le train suivant pour Hampi etant trois jours plus tard.
On a du mal a trouver un hotel, car la mousson ayant debute les jours precedents a ete plutot violente, plus d'electricite sur toute la cote, la plupart des hotels fermes et un paysage un peu desole, ambiance fin du monde. On est donc bien content d'avoir un billet de train pour le lendemain matin, et apres une ballade sur la plage entre deux averses, on dine aux chandelles dans le restaurant de l'hotel avant notre seule nuit a Goa, en esperant fort que le temps soit plus clement dans les terres.

27 juin 2006

Bombay (ouest Inde) - arrivee le 27/05/06

L'arrivee a Bombay est un peu stressante, puisque je dois retrouver Raph a l'aeroport international, mais que j'ai completement oublie de noter le vol, la compagnie et meme l'heure exacte d'arrivee... En arrivant la-bas, je me retrouve en train de faire la navette entre les differentes portes d'arrivee, tout en essayant de glaner quelques informations ca et la (les panneaux d'affichage ne sont la apparemment qu'a titre decoratif...). C'est finalement en attendant un vol Air France ayant une heure de retard, que je vois arriver Raph qui volait avec Air India. Bon, disons qu'on a eu de la chance...
La encore le trajet de l'aeroport au centre nous en apprend pas mal sur la ville : une succession de bidonvilles et de gens dormant dans la rue, de ruelles etroites et tortueuses, puis tout a coup on se retrouve dans une ville europeenne typique, avec ses beaux batiments, ses larges avenues bordees d'arbres et son air propre et sain. Raph m'apprend en effet que tous les taxis roulent au gaz et que les trishaws, qui sont apparement de gros pollueurs, sont bannis du centre ville.
Habitue aux chambres miteuses et aux dortoirs, j'apprecie beaucoup le confort de l'hotel dans lequel nous debarquons, et plus encore la bouteille de bon vin descendue le soir de notre arrivee (que Maud avait pris soin de glisser dans le sac de Raph...). Le contraste avec Calcutta est saisisant, a tel point que j'ai l'impression de me trouver dans un quartier chic de Londre une nuit d'ete, et tout en appreciant ce confort, j'ai hate de retrouver un peu d'exotisme et d'animation.
Apres avoir decide de notre prochaine destination, nous passons deux jours a nous balader, decouvrir la gastronomie indienne, et a profiter des joies de l'interaction avec la population locale, surtout pour Raph, qui apprend progressivement a rejeter toutes les sollicitations abusives du type mendicite agressive, vente par epuisement de l'acheteur potentiel et tentatives d'arnaques dont nous sommes les cibles. Les indiens sont en effet adorables et communiquent volontiers, mais pour beaucoup tous les moyens sont bons pour soutirer un peu d'argent aux touristes et les negociations incessantes sans lesquelles le prix du sejour peut facilement etre multiplie par cinq peuvent parfois devenir un peu fatiguantes a la longue. Le tout est donc de prendre les choses avec humour pour ne pas s'enerver, tout en restant ferme.
Nous voila donc partis pour Goa, qui sera une courte etape dans notre trajet pour atteindre Hampi, alors que la mousson commence a se faire sentir.

Calcutta (est Inde) - arrivee le 24/05/06

A peine sorti de l'aeroport, je me retrouve immerge dans un monde dont l'equilibre parait etre sur le point de rompre a chaque instant. En effet, durant l'heure de trajet necessaire pour atteindre le centre ville (que j'effectue a l'arriere d'un trishaw), j'ai droit a l'Inde dans toute sa folie : bruit total et constant, circulation totalement anarchique, enfants venant mendier a chaque feu, foule omnipresente et menant une activite frenetique, tout cela dans un air dont la pollution est a peine imaginable sans l'avoir respiree. Apres les premieres minutes d'adaptation difficiles, je commence a me detendre et a apprecier progressivement cette sensation d'etre au coeur d'une fourmiliere humaine, grouillante de vie et d'energie.
Lorsque je remarque les enormes enceintes a l'arriere du trishaw et que je complimente le chauffeur a ce sujet, celui-ci parait ravi et "fait peter" de la techno indienne a fond la caisse, ce qui a pour effet de rajouter une couche a la folie ambiante tout en me permettant d'une certaine maniere de me detacher un peu de cet environnement chaotique, de l'observer plus que de le subir.
Car je dois avouer que j'ai vite adopte une attitude de detachement face a toute la pauvrete, la mendicite et la misere constamment visibles a Calcutta. J'ai d'ailleurs remarque qu'on peut classer beaucoup d'etrangers restant a Calcutta pour un certain temps dans deux categories (en caricaturant) : les "meres theresa" et les "hipies".
Les premiers viennent faire ce qu'on pourrait appeller du tourisme caritatif, principalement du benevolat dans des orphelinats ou hopitaux, et les seconds sont souvent des jeunes un peu paumes qui echouent la apres avoir traverse l'inde et pas mal abuse de substances psychotropes. Ceci pour dire que face a la realite visible ici, on est oblige de se blinder, a moins de disjoncter totalement ou alors de faire le choix de donner de sa personne (Mere Theresa y est restee toute sa vie !).
A part ca, j'ai ete etonne de ne voir quasiment aucun signe de l'Inde "moderne". Dans tous les quartiers que j'ai visites a pieds, j'ai vu a peu pres le meme schema : immeubles tombant en ruines, pollution extreme, trottoirs servant de dortoirs la nuit, vehicules tres vieux, rues defoncees et innondees par temps de pluie. Apres Yangon, je m'attendais a sentir d'une maniere ou d'une autre les effets de la croissance economique indienne, mais il faut croire que ce n'est pas encore arrive jusqu'ici...
Malgre cela, j'ai pu apprecie certains elements de confort apres un mois de Birmanie, j'ai en particulier ete ravi de pouvoir lire des journeaux en anglais, d'avoir des connexions internet correctes (quand meme un signe de modernite...), et surtout de pouvoir changer de regime alimentaire, d'autant plus que la cuisine indienne est delicieuse.
J'ai par contre pas mal souffert de la chaleur, surtout les deux premiers jours, il faisait 45 degres a l'exterieur et 40 degres ... dans ma chambre ! en effet, c'etait une piece rajoutee en haut d'un immeuble et dont le toit etait en tole ondulee. En gros apres deux minutes passes a l'interieur, je commencais a degouliner de sueur. J'ai finalement craque le deuxieme jour et paye le double pour la seule chambre de libre dont la temperature etait supportable.
Une autre chose qui fait pour moi partie integrante de l'atmosphere surrelle qui reigne a Calcutta, c'est la presence d'une foule de corbeaux. Encore plus nombreux que les pigeons a Paris, ils sont constamment a l'affut de nourriture, aussi bien morte que vivante (j'ai ete le temoin de l'attaque d'un chiot par une meute de corbeaux qui l'encerclaient et lui donnaient des coups de becs a tour de role, probablement jusqu'a l'epuisement...) qu'ils se disputent avec les chiens errants (qui prennent litteralement le controle de la ville la nuit). J'ai aussi pu voir une espece de chevre geante avec une tete bombee que je n'avais jamais vue avant (dont je ne soupconnais meme pas l'existence en fait...). Bref, impossible de s'ennuyer ici, les sens sont constamment sollicicites, parfois jusqu'a saturation.
Apres cette introduction a l'Inde plutot violente mais quasiment aussi passionnante que si j'avais visite une autre planete, je m'envole pour Bombay ou je dois retrouver Raph qui arrive quelques heures apres moi.