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20 mars 2006


Malacca (sud ouest Malaisie) - arrivee le 05/03/06

Derniere halte de notre parcours en Malaisie, Malacca est une ville que nous avons beaucoup appreciee.
C'est a la fois la ville la plus ancienne de Malaisie, avec l'heritage historique le plus riche, et a mon avis la plus moderne, cosmopolite et multiculturelle.

Nous sommes tres loin de l'"Islamic City" Kota Baru, et ici la religion officielle passe visiblement au second plan dans la vie de tous les jours. Les habitants sont beaucoup plus tournes vers l'exterieur, et je suis etonne de constater qu'ils se parlent entre eux aussi bien anglais que malais (ou chinois). Ils passent frequemment d'une langue a l'autre au milieu d'une phrase et cela semble venir tres naturellement. Un habitant d'originie chinoise est fier de me dire que ses enfants suivent tous leurs cours dans des langues differentes : anglais, malais ou chinois selon les matieres. C'est a son tour d'etre etonne quand on lui dit qu'on a passe quelques jours a Kota Baru... il me dit carremment que c'est un endroit dangereux pour les etrangers, que les femmes risquent de se faire violer tres facilement, et pour couronner le tout que la police ne bougera pas le petit doigt si nous sommes victimes d'une aggression ! Bref, bien que son discours semble etre exagere, limite raciste en fait, je realise a quel point l'apparent equilibre qui regne dans ce petit pays entre ses trois communautes est precaire.

D'un point de vue culturel, Malacca est la source de la culture Nyonya, qui est en fait un melange de culture chinoise et de culture malaise. Le resultat est interressant, l'architecture est belle (plus travaillee que le style malais, mais moins kitch que le style chinois...) et la cuisine est delicieuse.
L'influence coloniale est aussi tres forte, de nombreux batiments ont ete construits par des hollandais, anglais ou portuguais (Malacca etait un port assez strategique commercialement et a fait l'objet de beaucoup de convoitises) et il subsiste meme un quartier portuguais a Malacca ! on sera un peu decu quand meme par ce dernier, nous n'avons reussi a trouver que deux petites vieilles qui barraguouinaient quelques mots de portuguais, le "quartier" se limitant a quelques pavillons et a une grande place entouree de restaurants portuguais (ou on mange vraiment tres bien par ailleurs).

Bref, nous avons passe quelques jours dans une superbe hotel, typique Nyonya, et nous nous sommes regales de la cuisine locale... un petit sejour vraiment parfait pour finir notre rapide visite de la Malaisie (un mois deja !).

Teman Negara (centre Malaisie) - arrivee le 03/03/06

Depuis Kota Baru, deux possibilites pour se rendre au Teman Negara : le train express (depart tard le soir arrivee au petit matin) ou le train lent (depart tres tot le matin, arrivee milieu d'apres midi).
Notre choix se portera bien entendu sur la deuxieme alternative, aussi surnomee le "jungle train", histoire de profiter du paysage pendant le trajet.

Reveil 4h, arrivee a la gare vers 5h30, pour ne pas rater le depart (officiel) vers 6h. Le train finira par arriver parresseusement vers 8h30 alors qu'on commencait a s'endormir sur le quai...
Apres a peine une demi heure de trajet, je commence a comprendre pourquoi le train est si lent : il s'est deja arrete 5 fois, a deja fait deux fois marche arriere pour laisser passer un autre train (!!!), et a chaque arret, la majorite des passagers (des femmes pour la plupart) doivent charger et decharger diverses marchandises (legumes, riz, tissus, poules....). Le train se transforme alors en mini-marche eclair, les gens sur le quai achetant, vendant ou troquant rapidement quelques produits a ceux du train.
Les heures qui suivent furent plutot eprouvantes, le wagon tres bruyant et la fumee de cigarettes malaisiennes (pas de wagon fumeur ici...) n'arrangeant pas les choses. Nous sommes finalement arrives avec 4 heures de retard, vraiment extenues mais contents d'avoir ete temoins de scenes de vie vraiment authentiques.

Arrives sur place (derniere etape avant le parc lui-meme), l'ambiance change radicalement, on tombe dans les rouages d'une mecanique bien huilee dont le seul but semble etre de nous soutirer un maximum d'argent... on a le droit a peine arrives dans l'hotel a une reunion "informative" sur le parc, qui vise en fait a nous vendre les services d'une organisation qui regne en quasi-monopole sur le parc et qui vend absolument tout, depuis la bouteille d'eau jusqu'au trek de 10 jours avec bivouac dans le parc. Le pire c'est qu'ils nous imposent un quasi bourrage de crane et nous mettent la pression : il faut faire des choix immediatement, bien sur la carte visa est acceptee, tenez vous n'avez qu'a cocher la case si vous voulez faire ca, depechez vous demain matin il sera trop tard apres le depart du bateau, etc. Quand j'annonce que je ne vais rien cocher tout de suite et dormir un peu histoire de pouvoir reflechir, j'ai le droit a un regard mechant... j'exagere un peu mais c'etait vraiment grave.

Le lendemain matin, nous prenons le bateau pour nous rendre a l'entree du parc, une jolie balade de trois heures pour arriver au village qui sera le point de part de nos expeditions.
En arrivant la-bas, on se trouve un petit hotel sympa, mais je comprend vite que j'ai neglige l'aspect financier du sejour : ici aucun bureau de change, ni les cartes de credit ni les dollars ne sont pas acceptes, et evidemment pas de distributeurs. Apres avoir fait les comptes, je me rends vite compte qu'il faut faire un croix sur les treks un peu serieux (avec au moins un nuit dans la jungle) qui necessitent imperativement d'etre accompagne d'un guide. On decide donc de faire une rando d'une journee sans guide.

Histoire de se ratrapper de ne pas pouvoir dormir dans une grotte avec les chauves-souris (cela faisait partie du programme des longs treks), on fait les choses serieusement : lever au petit matin, depart au pas de course, en 2 heures on a deja torche la randonnee "pour touristes" qui fait un tour cense prendre 4-5h. Motives par cette performance, on se lance sur un sentier qui doit finalement nous amener a un lac.
L'environnement est vraiment magnifique : arbres immenses, rayons de soleils qui percent la canopee, vegetation luxuriante, cours d'eau superbe... tout est sauvage et nous evoluons tous les deux dans ce milieu comme deux poissons dans l'eau.
Et puis tout d'un coup tout bascule, nous ne sommes plus seuls, de charmants petits etres sont maintenant de la partie : les sangsues.
Les sangsues, ce sont des petites bestioles ressemblant a des vers qui restent sur le sol, souvent camouflees par des feuilles mortes, et pointent la queue (ou la tete?) en l'air dans l'espoir de pouvoir s'accrocher a un etre rempli de sang qui aurait la malchance de lui marcher dessus.
Une fois accrochees, elles se hissent au niveau de l'ouverture de la chaussure, voire meme en haut de la chaussette puis se faufilent jusqu'a trouver un coin de peau fraiche...

Le gros probleme avec les sangsues, dans les coins ou elles sont nombreuses, c'est qu'elles interdisent tout repos : en effet si vous approchez a moins de 2 metres environs d'une sangsue, celle-ci vous "sent" (je ne sais pas comment) et s'approche de vous a vitesse assez etonante.
Donc nous nous retrouvons a marcher a un rythme effrene, constamment en train de regarder ou on met les pieds, en esperant bientot trouver un endroit "propre" ou on pourra s'arretter un peu pour souffler...
Mayara est par 2 fois prise de panique, la premiere fois elle manque de jeter ses chaussures dans le fleuve quand elle se rend compte que deux sangsues etaient en train de l'escalader.
On continue quand meme un bon bout de temps comme cela, puis finalement quand l'eau commence a manquer et que les nerfs sont serieusement eprouves, on finit par renoncer a atteindre le lac et par rebrousser chemin.

Finalement, on aura eu notre dose d'aventures les 7-8 heures de marche dans la journee nous auront bien calme pour quelques temps.

Le lendemain nous reprenons la route pour Malacca, qui sera notre derniere halte en Malaisie.

11 mars 2006


Kota Baru (nord est Malaisie) - arrivee le 01/03/06

Nous voila a Kota Baru, autoproclamee "The Islamic City", capitale de l'Etat le plus religieux de Malaisie, situee a quelques kilometres de la frontiere avec la Thailande.

C'est une ville tres calme, dont la vie est rythmee par les prieres (celle de 5h30 au megaphone est memorable...), organisee en larges avenues parfaitement perpendiculaires. C'est ici que nous prenons le plus conscience de la difference culturelle existant entre les differentes populations de malaisie.

Car la Malaisie, c'est une religion officielle, l'Islam, mais c'est surtout un pays ou cohabitent trois communautes bien distinctes :
- les Malais, quasiment tous musulmans, sont les descendants des habitants "d'origine" de Malaisie, dont la culture traditionelle et l'apparence physique sont tres proches de celles des indonesiens (meme si la culture moderne a ete fortement influencee par les colons britanniques)
- les Chinois, dont la plupart sont de croyance shinto/tao/confusciannisme (souvent un melange des trois si j'ai bien compris), mais comptant aussi des musulmans, composent apparement l'elite economique du pays
- les Indiens, hindous pour la plupart, quelques musulmans aussi, semblent former la communaute qui se sort le moins bien du lot

Tous sont "Malaisiens", c'est a dire de nationalite malaisienne, mais si vous leur demandez d'ou ils viennent comme on peut le faire quand on rencontre quelqu'un sans connaitre sa nationalite, ils vous repondront "chinese" ou "indian", meme s'ils n'ont jamais mis les pieds en Chine ou en Inde !

Mais revenons a Kota Baru (je ferai peut-etre plus tard un post sur le theme de la cohabitation, car c'est apparement un sujet "chaud" de l'actualite ici...), ou quasiment toutes les femmes sont voilees, ou il est difficile de trouver une biere, et ou Mayara suscite une curiosite et une attention qui, bien que tres flateuses au debut, finissent par la rendre plutot nerveuse... elle se fait souvent interpeller malgre ma presence et le peu de fois ou je me suis absente quelques instants il y a toujours eu quelqu'un pour venir discuter avec elle assez lourdement. Deconseille aux femmes seules donc !
A part ca les gens sont tres sympathiques, nous avons discute avec un reponsable de la mosquee qui paraissait etre quelqu'un de tres ouvert (il a quand-meme reussi a me citer trois de ses connaissances en france et en suisse qui sont des musulmans convertis...), visite 2-3 musees et tres bien mange. De quoi reprendre des forces pour la prochaine etape, le Teman Negara !

03 mars 2006


Pulau Perhentian (cote est Malaisie) - arrivee le 25/02/06

La mousson etant maintenant terminee, direction la cote Est et ses petites iles paradisiaques.
Durant la saison des pluies, l'acces est tres difficile et il faut parfois attendre 10 jours pour trouver un bateau qui se risque a la traversee... on va bientot comprendre pourquoi.

Nous sommes donc arrives a Kuala Besut, port d'embarquement pour les iles, et on a a peine le temps de souffler 5 mn a l'ombre (il est 14h, il fait environs 45 degres et pas un nuage a l'horizon...) qu'un jeune vient nous chercher pour nous dire qu'un bateau part immediatement.

Le bateau en question est beaucoup plus petit que ce que je pensais pour une traversee d'une heure et demie, il ressemble plutot a une grosse barque a laquelle on aurait greffe 2 enormes moteurs, et malgre cela il est tres bien charge, une quinzaine de personnes et leurs bagages.

En s'installant, on apprecie le vent marin qui nous fait oublier un peu la chaleur et on se prepare a la balade en mer. C'est parti ! les moteurs vrombissent, le bateau se cabre et a peine sorti du port les choses serieuses commencent : des rouleaux de 2 m qu'on enchaine les uns apres les autres, le bateau qui "tape" avec une violence enorme... je commence deja a me demander quand est-ce que cela va s'arreter, mais on vient a peine de partir et la traversee va etre longue. Il n'y a plus qu'a s'accrocher et a prendre son mal en patience... mais ce n'est pas si simple pour tout le monde : Mayara est tout simplement terrorisee, elle hurle, pleure et m'implore de demander qu'on fasse demi-tour... a tel point que je me demande si elle ne va pas se jeter par dessus bord ! je fais signe au chauffeur, qui arrette le bateau pour qu'elle puisse se mettre a l'arriere (plus calme) et c'est reparti !

Je m'habitue rapidement au rythme , mais reste inquiet tout de meme, surtout lorsque je vois le chauffeur s'arretter d'un coup au milieu des rouleaux, l'air tres tendu, et passer un coup de fil pour signaler notre position aux gardes-cotes... car c'etait vraiment "chaud" apparement, meme pour lui qui fait la traversee tous les jours.

Voila, on est finalement arrive a Kecil (la plus petite des deux iles) en un seul morceau, epuises mais contents de fouler la terre ferme.

Les trois jours suivants furent magnifiques : petites plages desertes, mais surtout fonds marins splendides, admires avec masque et tuba dans une eau parfaitement limpide, on a pu observer des petits requins en train de chasser, des tortues "brouter" l'herbe marine, des poissons de toutes les couleurs et ennormement de coraux qu'on trouve a profusion sur ces iles.

Pour le retour, on a finalement trouve un "slow boat", beaucoup plus gros et rassurant que le precedent (sur lequel Mayara avait jure de ne plus jamais mettre les pieds, prete a s'installer definitivement sur l'ile...). Pas tres utile finalement, puisque la mer etait tres calme....

23 février 2006


Cameron Highlands (ouest Malaisie) - arrivee le 20/02/06

Nous arrivons vers 22h a Tanah Rata, le bus s'etant arrete 2h a un poste de police pour raison inconnue...
On sent tout de suite la fraicheur ambiante, puisqu'il fait ici continuellement entre 15 et 20 degres (cette petite ville detient meme le record de froid en malaisie avec 7 deg ...). Ce bol d'air frais fait beaucoup de bien apres une journee difficile, l'apres midi passe a la gare routiere de Ipoh pour attendre la connexion de bus dans une chaleur extenuante.
On meme tres froid la premiere nuit, on demande une deuxieme couverture le lendemain.

Nous partons le lendemain dans la jungle pour une "petite ballade" en raison de l'heure avancee, mais on finit par ne pas resister a la tentation de bifurquer sur un sentier marque "difficile" dans mon guide. Le temps indique pour la montee au sommet est de 3h, ce qui fait tres juste puisqu'il est deja 16h... peu importe, j'ai une lampe de poche dans mon sac et malgre les recommendations de prudence repetee maintes fois sur les cartes et guides, nous nous lancons.

La montee est tres abrupte et le terrain glissant car boueux, mais nous arrivons quand meme au sommet 2h plus tard, il faut croire que nous sommes en forme ! Le soleil est deja tres bas et une averse eclate, on ne peut donc pas trainer la-haut, on enfile nos ponchos et la descente se fait quasiment en courrant.

Le lendemain petite marche difficile en raison des courbatures de la veille pour aller visiter une plantation de the. Paysage vraiment magnifique, tout en courbes, colines d'un vert emeraude, on sirote un the comme je n'en ai encore jamais bu sur une terrasse qui suplombe tout ca...

Et nous voila... aujourd'hui ! Je suis donc maintenant a jour dans mes posts.
Cet apres-midi trek dans la jungle, on a fini par perdre le sentier, retour difficile... recompense par un repas pantagruellique, qui a valu a Mayara d'etre malade ( le poisson avait un gout bizarre...).
Pulau Pangkor (cote ouest Malaisie) - arrivee le 13/02/06

Apres une cure de gaz de gaz d'echappements, rien de tel qu'un peu de farniente sur une ile au soleil...
Je voulais plutot aller sur la cote est, plus sauvage, mais la mousson n'etant pas encore terminee, je finis par me decider pour Pangkor sur la cote ouest, petite ile vivant principalement de la peche et d'un tourisme plutot "routard" (mis a part le Pangkor Laut resort, hotel de grand luxe situe sur une minuscule ile jumelle).

Apres une nuit mouvementee a KL (ayant rate le bus, nous nous retrouvons dans une guesthouse miteuse) ou nous n'avons quasiment pas dormi (je me suis meme reveille nez a nez avec une souris peu farouche qui m'observait depuis le montant du lit) et une journee de bus puis bateau, nous voici donc a Pangkor.

Rien d'exceptionnel, si ce n'est qu'on s'attache tres vite au rythme balades en scooter, plages desertes, grillades de fruits de mer, petits hotels sur la plage, batailles amicales avec les singes qui tentent de nous devaliser des qu'on a le dos tourne, compagnie des chiens sauvages...

Une semaine qui passe tres vite a la fin de laquelle on se surprend en se rendant compte qu'on a deja ses petites habitudes et que finalement on resterait bien une ou deux semaines de plus... mais l'appel de la montagne est plus fort, puisque nous prenons la direction des Cameron Highlands, station d'altitude (1700 m) dont la specialite est la culture du the.

Le Thaipusam (Batu Caves, Kuala Lumpur, Malaisie)

Le lendemain de nos peregrinations dans Chinatown, nous decidons de nous mettre au vert et d'aller chercher le calme dans les Lake Gardens, histoire de rendre visite aux orchidees, papillons et oiseaux exotiques qui le peuplent.

Apres avoir marche pendant une bonne heure pour nous y rendre et juste en face de l'entree du parc, un chauffeur de taxi nous accoste et nous propose de nous emmener aux Batu Caves.

J'avais lu dans le routard que dans ces grottes pas tres eloignees de KL, se deroule une fois par an une ceremonie vraiment extraordinaire, mais je pensais qu'on l'avait ratee car elle a apparemment lieu d'habitude fin janvier.

On decide donc de sauter sur l'occasion quand le taxi nous apprend qu'elle a lieu en ce moment meme.

Nous voila donc partis. En arrivant la-bas, on se rend tout de suite compte que c'est vraiment quelque chose d'enorme, une file de voitures interminable converge vers le lieu et on sent deja une atmosphere electrique.

Et la marche commence. Car le Thaipusam, c'est une marche qu'entreprennent les indiens hindous de Malaisie afin de se faire pardonner leurs mauvaise conduite durant l'annee. En gros, pendant 48h nonstop, des dizaines de milliers d'hindous dont beaucoup en transe marchent vers ces grottes, puis gravissent un escalier hyper abrupt de 272 marches pour deposer des offrandes dans la grotte geante ou se deroulent des rituels de purifications.

Ambiance unique et survoltee, beaucoup de transes, de langues et joues percees de tiges en fer, des oranges et citrons accroches dans le dos a l'aide de crochets plantes dans la peau, de paniers d'offrandes portes sur la tete pour les femmes, d'enormes structures metalliques pour les hommes, maintenues en equilibre au-dessus d'eux par des barres en fer leur entrant dans le ventre.. , des mouvements de foule impressionnants, une chaleur etouffante, des musiques de transe traditionnelle a plein gaz, des incantations et prieres au megaphone.. bref vraiment impressionnant et experience fabuleuse.

Tres positif aussi, le comportement des gens vis a vis de nous qui etions a peu pres les seuls "blancs" : regards d'etonnement et de curiosite de nous voir parmis cette foule puis toujours des sourires amicaux, parfois meme nous proposant de les prendre en photo.

Les seuls "stress" : comportements parfois limite violents lors des transes, il vaut mieux s'ecarter rapidement pour ne pas se prendre un coup "perdu"..., mais aussi la presence d'infirmes mendiants alonges au milieu de la foule en mouvement.

Rentres epuises a l'hotel, pour la premiere fois j'ai fait une nuit complete (les 2 premieres nuits, reveil vers 2-3h du matin et impossible de me rendormir...).

18 février 2006

Chinatown (Kuala Lumpur, Malaisie)

Le lendemain, direction chinatown a 10 mn a pied de l'hotel. Pas encore habitues a la chaleur etouffante ni a l'air ultra-pollue et encore moins au vacarme ambiant (sacre contraste avec Lausanne), cette petite marche est assez eprouvante...

Mais nous ne sommes pas decus, depaysement total dans chinatown, foule compacte, odeurs inconnues, stands de nourriture non identifiee, nous observons tout avec curiosite et nos sens sont abondamment sollicites.

Alors que dans l'artere principale on vend des rolex a 10 Ringgits (env. 2.2 euros) negociables a 5 et des sacs vuitton de toutes tailles et toutes formes, dans les petites ruelles les choses sont moins clinquantes : on se retrouve dans un marche tres sombre et a l'air sature d'efluves de possons et viandes qui on l'air d'attendre la depuis pas mal de temps deja... pas le temps de prendre une photo, Mayara doit sortir d'urgence prendre l'air "frais"...

Un repas bien bien merite de plats traditionnels malais nous recompense de ces efforts.
Premier contact

Retour sur le trajet en taxi aeroport-hotel. Notre premiere discussion avec un malaisien a lieu dans le taxi qui nous conduit a KL, et je suis etonne de la gentillesse et de l'ouverture du chaufeur.

Son anglais etant tres bon, je finis par lui demander si tout le monde parle comme lui en malaisie. Il me repond que quasiment tous les malaisiens ont appris l'anglais a l'ecole (too much selon lui) et que les habitudes anglaises ont fortement influence les coutumes locales. J'apprends avec surprise que la malaisie est independante depuis 46 ans seulement (je viens de verifier, 50 exactement).
Arrivee a Kuala-Lumpur (Malaisie)- le 09/02/06 vers 19h

Premiere mission : trouver un taxi pour rejoindre l'hotel (env. 70km). Malgre l'avertissement de mon guide a propos des taxis, nous nous retrouvons dans un taxi-limousine et non dans un taxi classique comme je le souhaitais... les 2 malaisiens qui nous on cueuilli a la sortie de l'avion ont su etre convaincants, surtout que je n'ai vu nulle part de taxi basique... premiere negociation vite reglee de part notre impatience de nous trouver sur le chemin.

Arrives dans l'hotel (moderne et confortable, sans charme mais bien place, conforme a ce que je voulais) nous nous jettons sur le magnifique buffet du diner qui a le merite de nous presenter un 30aine de desserts malaisiens differents.

ensuite dodo